Recrutement à Prisma : faut-il aussi passer un coup de balai ?
Prisma cherche pour Voici un « rédacteur actu internationale people ». La « réalisation des pages “dossier VIP” » est décrite entre parenthèses, comme si c’était une évidence : « photos, textes, maquette, relecture, editing ». Ah oui ? En une seule personne se concentrent donc cinq métiers : photographe, rédacteur, maquettiste, correcteur et secrétaire de rédaction.
D’accord, le journaliste ne rechigne pas à la polyvalence. Photographe et rédacteur, on le connaît en presse quotidienne régionale : c’est la double casquette du localier quand le sujet ne dépasse pas les affaires courantes. De même, le secrétaire de rédaction se fait aussi parfois maquettiste, initialement dans les seuls quotidiens. Et secrétaire de rédaction et correcteur sont souvent confondus, aussi contre-productif cela soit-il : allez débusquer les coquilles dans un texte que vous avez travaillé sur le fond…
Cette fois, il nous faudrait une quintuple casquette ! Qui va relever ce perfide défi ? pour quel résultat ? pour quel lectorat ? A contrario, qui — au risque de sembler « refuser le progrès » — dira « non », refusant une presse de la plus basse qualité jamais atteinte, sur le fond comme sur la forme ?
Erreur ! sextuple casquette !
Pour faire un boulot dans l’actu internationale, il faut au minimum un CV avec institut d’études politiques reconnu + master 3 en droit international complété par un master 2 ou 3 en géopolitque et la connaissance de 2 langues en + de l’anglais lu, parlé, écrit parfaitement…
Payé combien déjà pour un tel profil ?